La qualité dans les achats en Chine

Comment garantir une qualité exemplaire lors du sourcing de produits en Chine, et limiter les risques de surprises qui sont la plupart du temps, de mauvaises surprises ?

licence
Licence

Tout d’abord, il faut faire attention au moment du sourcing de l’entreprise. Si vous choisissez une usine peu connue, toute nouvelle, qui n’a aucune garantie derrière elle, alors vous prenez déjà un risque au niveau de la qualité à venir. Je vous conseille de sourcer une usine qui a déjà fait ses preuves, demandez lui des exemples de produits similaires au votre qu’elle a déjà traité, des photos voir même des échantillons. Si cette usine peut justifier de son expérience (licences chinoises autorisant l’exercice d’une activité professionnelle) et de son sérieux (labels, vérification par des sites de sourcing tels qu’Alibaba, audit par des entreprises spécialisées…) alors, vous aurez déjà fait un grand pas en matière de risque/qualité.

iso9001
ISO 9001

Elles ne garantissent pas forcément une qualité, mais une sécurité : les normes. Quoi de pire que de jouer avec la santé ou la vie des clients finaux, lorsque l’on est importateur. Demandez des certificats (ROHS, N71, CEE…), l’usine habituée à l’export en aura forcément quelques uns en main. Attention, si vous travaillez avec des trading, elles refuseront parfois de vous fournir ces certificats, ils indiquent en effet l’usine y étant rattachée, et les traders ont souvent peur que l’on passe directement par l’usine pour gagner en prix.

Certificat CE
CE

Votre usine est choisie ? C’est parfait, mais ce n’est que le début. Pour avoir une qualité exemplaire, c’est aussi de votre côté qu’il faut travailler, en construisant le cahier des charges le plus précis possible. Si vous souhaitez réaliser des produits, que vous donnez des dimensions longueur/largeur/hauteur et que vous oubliez par exemple de stipuler l’épaisseur des bords, alors vous pourrez vous retrouver avec un produit de piètre qualité. Ne laissez rien à l’initiative du fournisseur, qui y verra une occasion de casser ses prix, il n’ira pas vous chercher pour que vous lui précisiez tous les détails (il n’a pas que ça à faire, non plus). Ne laissez rien au hasard !

Voila, vous pouvez lancer le premier BAT, et c’est d’ailleurs l’un des derniers points à ne pas rater. Parfois, dans la précipitation, on valide un BAT en se basant sur un produit existant ou pire, sur une photo. Sachez être patient et attendre votre BAT. Bien sûr, il faudra parfois payer des frais de moule et du transport express, mais ça vaut vraiment le coup. Pour vous contrôler, et pour être certain aussi que votre client se retrouvera bien avec le bon produit.

Contrôle qualité
Quality Check

Le BAT validé, on peut parfois en rester là et commencer à être confiant au niveau qualité, sur les grosses commandes, avec des impressions ou des détails compliqués, il conviendra de faire un contrôle qualité au lancement des machines.

Lorsque la production est terminée, une dernière inspection qualité est indispensable, basée sur le cahier des charges initial, elle permettra de valider ou non la production ainsi achevée. Faites appel à une société que vous connaissez pour leur sérieux, ou une qui soit renommée dans le milieu, c’est votre dernière chance avant que le fournisseur ne se décharge de ses responsabilités, et que vous le régliez. Si l’inspection est ratée, et qu’il y a un taux de défauts trop important, vous aurez encore la possibilité de rectifier le tir.

Voila, votre marchandise peut être expédiée, vous avez minimisé vos risques ! Pour le suivi de tout ce processus de sourcing jusqu’à la livraison, je recommande le logiciel GeniusTrade (progiciel d’import) édité par la société PleinNet.

S’implanter en Chine pour de meilleurs achats ?

Comment bien acheter en Chine? En s’implantant. Qu’il n’en déplaise aux puristes, il n’est pas obligatoire d’avoir un bureau en Chine pour faire de bons achats, mais il faudra alors trouver un bureau existant qui vous permettra de faire un peu de suivi.

Quels sont les avantages d’avoir un bureau, une filiale ou une holding en Chine ?

Holding Hong Kong
Hong Kong vue du ciel

Dans un premier temps, il y a la proximité avec les fournisseurs. Pour l’audit de ces derniers, pour checker les échantillons sans avoir à patienter une semaine leur arrivée en Europe et perdre un temps considérable, pour faire des inspections qualités (Quality Check ou QC) sur les petites commandes à moindre frais…

Les fournisseurs sont aussi plus enclins à travailler avec des entreprises ayant des pied à terre en Chine, ils sont en effet les garants de votre sérieux et de votre engagement pour travailler avec la Chine.

Et autre fait très intéressant, si vous avez un problème sur la production, des grèves, des concurrences soudaines (cas des masques FFP2 pour la grippe A par exemple), la proximité avec le fournisseur pourra faire toute la différence. Dans un monde ultra-concurrentiel où il faut toujours être le plus réactif et toujours au meilleur prix, un bureau en Chine est un atout à jouer;

Comment faire une holding pour s’implanter en Chine ?

Bureau Chine
Des bureaux en Chine

Il existe des services tous prêts, qui profitent de l’ignorance des gens, vident leur portefeuille, tout ça pour leur permettre d’avoir un nom à Hong Kong et un compte en banque. Ca ne sert à rien !

L’idée de la ville de Hong Kong, ancienne colonie occidentale redevenue chinoise depuis 1997 est une très bonne idée, cependant. En effet, leur ancien statut leur a permis un développement tourné vers l’occident. Les taxes d’implantation sont plus faibles, la proximité avec les ports et l’implantation sur la côte dans la partie la plus active de la Chine est très attractive.

Autre avantage, à Hong Kong, les chinois parlant l’anglais ne sont pas ce qui manque. Un atout indéniable dans le milieu du commerce international.

Vous voulez développer votre activité sur le long terme, vous souhaitez que ça fonctionne dans le durable, alors rendez-vous sur place !

http://www.du-chinois.com/du-chinois/de-la-phonologie-du-shangaien-les-consonnes

Acheter en Chine, c’est exploiter les chinois ?

La Chine, ses usines, sa pollution, et sa main d’œuvre exploitée. Surtout ces jeunes ados ou préados qui travaillent 24 heures par jour pour trois kopecs, c’est terrible, c’est immonde, et dire qu’ils sont tous comme ça…

Usine chinoise exploitant les enfants (fabrique de briques)
usine exploitant enfants en Inde

Ils ne le sont peut être pas, mais on aime à le penser. Le récent débat a été remis au goût du jour avec les peluches Zakumi (le petit léopard) de la FIFA, produites dans une usine de Shanghai dans laquelle travaillent des adolescents.

Oui, c’est un fait, une grande majorité (admirez la nuance dans le propos) des usines chinoises utilise exploite embauche et paye des enfants juste en âge de travailler ou même pas en âge de travailler, et leur permet de souffrir gagner leur vie.

Vous avez des prérequis, des demandes à formuler à votre usine, une charte à respecter ?

Une usine chinoise propre et sérieuse
usine sérieuse chine

Vous avez plusieurs choix : choisir une usine qui a déjà subit des contrôles (pas trop de risques), choisir une usine qui s’engage à respecter votre charte (un poil plus risqué) ou aller visiter / faire visiter l’usine lors d’une visite « surprise » pour contrôler vous même si cette dernière remplit bien votre charte.

Si vous êtes importateur et que votre client vous impose ce genre de requête, mon conseil est de l’inviter sur place visiter l’usine, lors d’un voyage commun. Le mieux est de le faire venir sur l’une de ses productions et de l’autoriser à faire un « reportage », photos et documents à l’appui.

Sourcing en Chine : 3 façons de faire

Le sourcing en Chine, c’est un marché énorme. Et à vrai dire, à cette question il n’existe pas de réponse exacte.

Pas facile de mettre les gens dans des cases, mais je voulais vous présenter plusieurs type d’acheteurs que j’ai pu observer au fil des ans

Vous m’en direz des nouvelles :

Le touriste et sa collection de cartes de visite

Foire de canton
Foire de canton

Tout d’abord, il y a ceux que l’on pourrait nommer :

« les sourceurs touristes ».

Ce sont souvent des occidentaux, ou des chinois nés à l’occident :

Il ne connaissent ni la Chine, ni le chinois, mais se rendent 4 fois par an sur place pour les différentes foires (foire de Canton, foire de Hong Kong) et autres événements.

Ils font le plein de cartes de visites, cherchent à avoir des interlocuteurs parlant français au mieux, anglais au pire, et rentrent en France avec leurs idées.

Ce sont souvent des acheteurs, plus que des importateurs. Ils sont en quête d’idées, de catalogues et d’échantillons.

Le souci ?

Ils vont avoir tendance à passer par des agents ou faire appel à des interprètes, et ils ne savent peut-être même pas que ces derniers se prendront une comission auprès du fournisseur EN PLUS des frais qu’ils lui facturent (on reviendra sur cette problématique ultérieurement)…

Adieu la marge et la compétitivité !

Bien sûr, ça peut marcher. Mais peut-être que quand les affaires commenceront à tourner, il sera alors temps de passer au niveau supérieur :

L’expert et son intérêt pour la langue et la culture.

Ensuite, il y a des sourceurs passionnés :

Ils connaissent la Chine et le chinois mandarin, parfois même le cantonnais. Ils n’en ont pas forcément une maîtrise parfaite, mais ces quelques notions leurs permettent de mieux s’intégrer auprès de leurs interlocuteurs, et ça invite à la négociation.

Il comprend l’importance de la culture, et de la relation humaine dans le business, si il veut tenir sur le long terme :

Ce sont des acheteurs chevronnés, qui connaissent le terrain. Pour le sourcing en Chine, c’est un atout indéniable. Leur maîtrise des produits est telle qu’ils peuvent évaluer le potentiel et le prix d’un produit au premier coup d’oeil.

Telle expérience ne se gagne pas en un jour. Mais après tout, le sourcing est un métier. N’est-ce pas ?

Le sourceur professionnel

Autant le passionné est souvent installé en France, pays depuis lequel il se concentre sur l’acquisition de clients et le côté commercial du business…

Autant d’autres ont décidé de ne faire QUE du sourcing :

Ce sont les sourceurs du quotidien, ceux qui connaissent la Chine, et qui sourcent avec des chinois. Ils ont peut-être même des natifs avec eux au sein de leurs bureaux en France.

Soit ils ont des bureaux en Chine, dans lesquels eux-même sont au quotidien.

Soit, et pas si rarement d’ailleurs, ils ont les deux : un bureau de sourceurs en France, et une équipe en Chine qui supervice la production, le contrôle qualité, et le regroupement d’échantillons…

Le couple occidental/chinois est imparable pour le souring en Chine :

L’un saura négocier le prix et sélectionner le bon produit pour la bonne demande, tandis que l’autre saura retranscrire la demande et le cahier des charges exact au fournisseur chinois, ainsi que s’assurer du suivi des affaires.

Cette dernière technique de sourcing met aussi le fournisseur en confiance. Au final, les deux parties sont gagnantes…

Et vous, quel type de sourceur êtes-vous? Quel type de sourceur voulez-vous devenir ?

Comprenez-vous la problématique de la recherche de fournisseurs fiables? D’optimisation des marges ?

Si ça vous intéresse, on continue la discussion ici :

https://bit.ly/2H5aLPD

Quoi acheter en Chine ?

La bonne question ! A l’heure du tout made in china, peut-on vraiment tout acheter en Chine, ou certains produits sont ils plus intéressants à faire ailleurs qu’en Chine ?

Quoi acheter en chine
Faire produire en Chine?

Cette problématique se fait ressentir d’une façon de plus en plus marquée alors que les ouvriers chinois retournent à la campagne (du fait des aides gouvernementales pour le secteur agricole), que d’autres doivent se faire augmenter de salaire (sur la côte Sud Est notamment) et que d’aucuns augmentent les tarifs du fret maritime en provenance de l’Empire du Milieu, sans parler du cours du dollar et des fluctuations des prix des matières premières !

Il est vrai que la Chine a acquis au fil de ces dernières années une certaine technologie, c’est un fait. Ainsi, on remarquera que faire des lecteurs mp4 et des stations météo en Chine est très intéressant. Mais pour ce qui est des technologies qui commencent à viellir, comme la clé USB, on remarque qu’il sera peut être parfois plus intéressant de faire faire en Tunisie ou dans d’autres pays plus proches. Les droits de douane étant plus faibles, le transport plus stable, en fonction des quantités, la question ne se pose même plus.

Produire Chine
La question du textile chinois

Il y a ensuite une catégorie qui perd de plus en plus en intérêt pour les achats en Chine, c’est le textile. Echarpes et autres vêtements deviennent trop coûteux à produire en Chine, et il est plus intéressant de faire faire en Inde, au Pakistan ou encore au Bengladesh ; et ce, malgré le fait que dans ces derniers pays, la qualité est parfois moins au rendez-vous.

Pour le reste, on peut encore et toujours dire, la Chine reste la caverne d’Alibaba pour tous les produits de bazar ! Mais surveillons bien les quotas et autres droits de douane, qui sait ce que l’avenir nous réserve !

La peur du faux… et du défaut, dans les achats en Chine

La Chine, pour beaucoup, c’est parfois synonyme de « contrefaçon ». On commande une pièce, et à la livraison c’est la fausse marque.

Ou une copie d’un modèle existant, déjà déposé et breveté…

Ou même pire encore, avec le même modèle que le concurrent a développé pour lui même avec ses équipes de design…

Et c’est le procès.

Le modèle protégé était pourtant exposé sur le stand de notre fournisseur à la foire de Canton ! Et il nous avait dit qu’il pouvait nous faire le même…

La galère.

Font vraiment pas les choses comme nous, les chinois…

Contrefaçon et brevets, ce n’est rien face à CE problème :

Achat en Chine

Bien sûr, les brevets et les problèmes de marques, c’est un risque.

Mais les soucis de ce genre ne sont pas si fréquents.

Ce qui est fréquent, ce n’est pas le faux.

Mais le « défaut » :

Le défaut sur un produit : mauvaise impression, mauvaise découpe, mauvais respect du cahier des charges…

Vous avez dit cahier des charges ?

Oui, il vous en faut un.

Et il doit être rédigé dans les règles de l’art.

Si il est souvent respecté par les fournisseurs, le problème des défauts vient généralement d’ailleurs :

Il vient plutôt de tout ce qui n’est pas stipulé dans le cahier des charges, et qui du coup donne libre cours à l’imagination des fournisseurs et autres usines.

Vous l’aurez compris, la solution pour faire de bons produits en Chine et réussir vos achats :

Établir vos propres modèles et design avec des designers qualifiés (qu’ils travaillent chez vous, ou qu’ils soient freelancers), mais surtout…

Réaliser un cahier des charges le plus précis possible.

Un cahier des charges comprenant TOUT ce que le fournisseurs doit faire.

Mais aussi, TOUT ce qu’il ne doit pas faire.

Rien ne doit être laissé au hasard.

Peu importe « ce qui se fait » et autres « je pensais que c’était logique » :

Notez tout.

TOUT.

Ça vous évitera un paquet de problèmes !

Et si vous devez faire produire un produit déjà existant, et que vous n’avez pas le temps de créer un cahier des charges de A à Z, peut-être avez-vous déjà un échantillon du produit sous la main ?

Envoyez-le au fournisseur !

Le DHL sera largement rentabilisé.

Pour d’autres astuces, si le sujet vous intéresse, cliquez sur le lien ci-dessous. On va évoquer ensemble tout un paquet d’autres astuces pour l’import-export :

https://bit.ly/2H5aLPD

Acheter en Chine sur Internet ? Les sites incontournables :

Tout le monde peut s’improviser importateur, techniquement parlant :

Pour acheter en Chine sur Internet, il suffit de poser son ordinateur sur la table de la cuisine et de se lever tôt. Décalage horaire oblige.

Voyons ensemble les outils à notre disposition sur le Web, pour faire marcher la magie d’Internet au profit de votre entreprise :

Le site internet incontournable pour acheter en Chine : Alibaba

Acheter en Chine via Internet
Logo de Taobao.com en 2010

Tout d’abord, il y a Alibaba.com, l’incontournable, l’inévitable, le roi de l’Achat en Chine via Internet.

Le problème qu’on rencontre tout de suite, et qu’on rencontrera pour d’autres sites par la suite, c’est la langue :

Tout est en anglais !

Comment faire ?

Il est possible de se rendre sur la traduction approximative du site : french.alibaba.com

Mais c’est une traduction « à la Google Translate ». Du coup, ça vaut ce que ça vaut… 

Mais ça ne nous protège pas d’une incompréhension. D’une traduction à côté de la plaque.

En plus, pour le passage de la commande, l’anglais restera indispensable.

Si vous maîtrisez l’anglais, voire le chinois, alors plus aucun doute. Rien ne pourra vous arrêter. 

Qui sait, vous pourrez peut être même aller jusqu’à vous rendre sur le site leader de la vente au détail sur le marché intérieur : Taobao. Histoire de faire rentrer quelques échantillons insolites.

Ou même sur le site de vente en gros leader de la vente en gros sur le marché intérieur : 1688.

Anecdote : 1688 se prononce « Yao liou ba ba ». Très proche phonétiquement de « Alibaba », qui d’ailleurs est la maison mère des deux sites évoqués…

Mais si vous ne parlez pas bien la langue de Shakespeare, et encore moins celle de Confucius, rien n’est perdu.

Un autre site peut venir à votre secours : upwork.

Sur ce dernier, vous pourrez engager des freelancers, et les rémunérer à l’heure ou à la mission, afin qu’ils vous accompagnent pour vos achats.

Mais ce n’est pas tout…

Achat Chine
Les Achats en Chine

L’utilisation d’Internet ne s’arrête pas là :

Il existe désormais des outils très pratique pour calculer automatiquement les coûts d’import, voir pour le gérer de la création d’un prospect jusqu’à la livraison d’une commande chez un client.

Ce genre de logiciel (progiciel) est bien entendu plutôt adressé aux professionels, mais les petites entreprise d’import débutant dans le métier y trouveront aussi leur compte.

Et pour en revenir aux outils pratiques pour aider au calcul des coûts totaux d’un import, que l’on peut utiliser en ligne, ou comme base comme sa propre feuille de calcul, vous pouvez par exemple regarder ici, et ici.

Recherche de fournisseurs fiables : méfiez-vous des « listes toutes faites » :

Attention, pour ce qui est des outils de recherche de fournisseurs sur Internet, ne choisissez pas de solution payante vous proposant des « listes » !!

Certains sites peu scrupuleux vous proposent une petite base de fournisseurs pour des prix maxi, sans aucune garantie. 

Mieux vaut faire vous même votre recherche d’un fournisseur fiable en établissant un process pour éliminer les arnaques, sur Alibaba par exemple. 

Mais ça, c’est une autre histoire.

Pour poursuivre cette réflexion, je vous invite à découvrir le lien ci-dessous. On va parler ensemble d’énormément de choses complémentaires en rapport avec l’import-export :

https://bit.ly/2H5aLPD 

Import-Export : forcément depuis la Chine ? Analyse des coûts…

Peut-être que vous vous lancez dans l’Import-Export, et que vous vous posez quelques questions.

Mais avant d’y répondre, il est important de se poser une question que trop peu se posent :

L’Import doit-il se faire obligatoirement depuis la Chine ?

Car si c’est la Chine et le « made in China » qui vient tout de suite à l’esprit, il y a quelques critères à prendre en compte :

Par rapport à l’Europe, acheter à l’étranger c’est prendre en compte différentes variables dont le prix peut changer à tout moment :

  • Les droits de douane
  • Cours du dollar et du pétrole
  • Coût du transport et risques de piraterie

Par rapport à l’Europe, acheter en Asie spécifiquement, c’est prendre en compte encore d’autres variables en fonction des pays :

  • Le coût de la main d’oeuvre
  • Le coût des matières premières

Et acheter en Chine spécifiquement, c’est connaître :

  • Le Nouvel an Chinois
  • Les capacités technologiques
  • Les problèmes géopolitiques et le dumping.

Et c’est comme ça que l’on peut se rendre compte que pour une commande de 2000 T-shirts, il sera bien plus rentable de les acheter à un stockiste européen qu’à un fournisseur asiatique (à cause du coût du transport)

Et comme ça aussi qu’on comprend pourquoi il vaut mieux acheter des produits en coton (tissus, jeans) au Bengladesh plutôt qu’en Chine (à cause du prix des matières premières)

Et que pour du textile un peu complexe, on préfèrera le Vietnam (matières premières + main d’oeuvre de plus en plus qualifiée mais relativement peu chère)

Etc., etc.

Le coût le plus important dans l’import-export :

Il est important de noter que le coût le plus important dans l’import-export reste celui du transport maritime. Les prix d’un conteneur ont parfois doublé sur à peine une année (2009 : 2000 usd, 2010 : 3900 usd pour un conteneur en provenance de Chine ou de Corée).

Import Chine

Pourquoi des hausses si soudaines ?

Sûrement parce que la Chine est le pays de prédilection des Imports / Exports.

La rude concurrence entre les transitaires au début des années 2000 avait permis d’atteindre des prix toujours de plus en plus bas, jusqu’à atteindre la limite du seuil de rentabilité.

Malheureusement, ce ne fut pas une bonne chose : certaines entreprises touchaient quasiment le fond, quand arriva… la crise de 2007-2009 (« crise des subprimes »)

Les transitaires qui eurent la force de se relever, gagnèrent alors le pouvoir de faire valoir leurs tarifs. Demandant ainsi à ce que les prix soient revus à la hausse.

Quoi qu’il en soit, le client final, lui, il s’en fout de tout ça.

Ce n’est pas son problème, et il veut (selon ses dires, ce n’est pas forcément vrai cependant, on en reparlera plus tard) toujours acheter moins cher que la dernière fois.

Alors qui, dans toute cette histoire, se retrouve en mauvaise posture?

Vous l’avez bien compris, c’est l’acheteur importateur! :

Si il ne prends pas bien en compte tous ces critères de sélection des fournisseurs tels que le pays avec lequel il veut travailler, et qu’il ne se focalise que sur la Chine, il devra bien souvent casser ses marges, renégocier très serré avec ses fournisseurs, ou -au pire- cesser son activité…

Posez-vous donc bien la question quand vous avez un produit à sourcer. Si il demande une certaine technologie, bien sûr on bossera généralement avec la Chine.

Mais pour le reste, pas forcément.

Ensuite viendra la question de la sélection du fournisseur à l’intérieur même de la Chine. Avec des critères très importants comme celui de la sélection du port d’expédition, pour n’en citer qu’un.

Dans le métier de l’import-export, ne pas maîtriser tout cela est dangereux. Le risque étant de devoir mettre la clé sous la porte sur le moyen (voir court) terme.

Même si je comprends que devoir apprendre tant de connaissances est pénible et chronophage. Il faut les maîtriser.

C’est la raison pour laquelle, fort de mon expérience dans l’import depuis 2008, j’ai décidé de créer une formation qui permet de se concentrer sur l’aquisition des clients et de nouvelles commandes, sans avoir à perdre tant de temps à apprendre les bases essentielles.

La suite est ici :

https://bit.ly/2H5aLPD

Les Achats en Chine : Accessible à n’importe qui ?

Les achats en Chine, ça peut sembler compliqué :

Il faut cerner le produit, établir un cahier des charges suffisamment précis pour ne pas laisser place à l’erreur. Et puis il faut le traduire parfaitement en anglais ou -au mieux- en chinois.

Puis, il faut trouver un fournisseur fiable et de confiance. C’est souvent le plus dur!

Et ensuite, il faut suivre tout le processus de production, de mise au point, le contrôle qualité et la livraison jusqu’au client final. Les risques d’erreurs sont nombreux. Ce métier ne semble pas à la portée de tout le monde.

Du moins… Jusqu’à récemment

Acheter en ChineMondialisation et développement des technologies aidant, la Chine n’est plus si loin :

Pour le suivi de projet, on trouve des logiciels d’import et de négoce de grande qualité à des prix battant toute concurrence.

Pour la recherche fournisseur, les sites web les recensant ne manquent plus. Tout le monde connaît Alibaba, et il n’est pas le seul. Les sites francophones commencent même à apparaître (et il y a aussi la version traduite automatiquement en français de Alibaba, même si c’est pas parfait).

Pour le suivi de production et de qualité, soit on le retrouve dans les progiciels d’import, soit on peut déléguer à des entreprises spécialisées pour des coûts très raisonnables.

Pour le transport, les transitaires sont dans la place. Même pour quelques mètres cubes : aucun souci !

Alors, faire des achats en Chine, est-ce accessible ?

La Chine est elle à la portée de tous ?

À l’heure où même créer un site web de société, ou de revente au détail, peut être géré soi-même depuis la cuisine ou le canapé… Est-ce que tout le monde peut s’improviser importateur ?

Théoriquement… oui.

Mais dans la pratique, il y a quand même beaucoup d’échecs…

Pourquoi ?

Parce que même si les outils sont là, et que le monde est plus petit, l’import-export n’en reste pas moins un business à part entière.

L’argent facile n’existe pas.

On aimerait penser que les clients ne sont que des statistiques, et que le fournisseur est à notre service, et que tout se passera comme dans le meilleur des mondes…

Mais ce n’est pas le cas.

Il faut éviter les arnaques. Et à contrario, il faut apprendre à faire confiance. Le juste milieu se ferra grâce à la formation, à l’apprentissage des process, mais aussi de la culture.

Dans un métier de service, il ne faut pas oublier de développer la relation humaine.

Il faut apprendre à connaître ses produits, pour pouvoir faire un cahier des charges adapté. Et surtout, connaître les points auxquels il faudra faire attention lors du contrôle qualité.

Parce qu’il FAUT faire du contrôle qualité :

Ça fait partie des process à connaître. Comprendre l’importance des frais annexes tels que le BAT et le contrôle qualité, c’est essentiel…

Les outils sont là, certes, et à l’ère d’Internet, on est dans une époque formidable pour les personnes qui veulent entreprendre.

Mais seules celles qui veulent entreprendre en ayant le bon mindset réussiront :

L’Import-Export est un métier.

Et comme tout métier, il faut prendre le temps de l’apprendre.

Si vous faites ça, alors oui, les achats en Chine n’ont jamais été aussi accessibles…

Pour apprendre le métier, éviter les dangers des arnaques, comprendre comment trouver des fournisseurs fiables et l’essentiel à connaître lors des échanges avec les fournisseurs chinois…

Et afin de vous éviter un pénible travail de recherche, ou même des erreurs sur vos premières commandes…

Je vous invite à découvrir la formation que j’ai créée ici :

https://bit.ly/2H5aLPD